Cerfrance Nord - Pas de Calais

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59481 RADINGHEM-EN-WEPPES

 

Cerfrance Nord - Pas de Calais

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Centre d'affaires ARTEA - ZAC de l'An 2000

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Adoptons les circuits courts !

Mangez local ! Aujourd’hui, 1 producteur sur 5 vend en circuit court (21 % des exploitants).

 

 

 

 

Officiellement, on considère comme circuit court un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire entre l’exploitant et le consommateur.

 

 

 

Quels enjeux ?

 

Enjeux économiques 

une meilleure valorisation des productions locales : meilleure maîtrise de la fixation des prix. La suppression de tous ou de certains intermédiaires augmente la part de marge possible pour les producteurs, tout en proposant un prix raisonnable aux consommateurs

Maintien et/ou création d'emplois : produire, transformer, vendre : de nouvelles activités se créent sur les exploitation et sur les points de vente

 

Enjeux sociaux

  • Renforcer les liens entre acteurs : contact direct avec les consommateurs et donc possibilité d’échanger sur le produit, le mode de production, son métier, la qualité, …

  • Renforcer la coopération entre les agriculteurs : liens créés entre producteurs suite à la mise en place d'un marché, d'un magasin de producteurs, par exemple (relation de dialogue, coopération, entraide, relations d'amitié, .. 

Enjeux identitaires

  • Valoriser le métier d'agriculteur : être en prise directe apporte un plus aux agriculteurs concernant l'exercice de leur métier, notamment en terme de reconnaissance sociale et professionnelle. Ils vont au bout de la démarche : de la production à la commercialisation du produit.

  • Valoriser les produits locaux et le territoire.

Enjeux environnementaux

  • Réduire la consommation d'énergie et les gaz à effet de serre : respect de la saisonnalité des produits, moindre recours aux procédés de conservation, réduction des déchets de conditionnement. Un peu de réserve sur la logistique (déplacements en camionnette entre autre).

  • Préserver la biodiversité et aménager le territoire : maintien et mise en valeur des paysages, du patrimoine naturel, de la biodiversité

 

 

Quelques exemples de circuits courts

  • Le point de vente à la ferme : s’effectue dans un local aménagé avec des équipements adaptés. L’accueil est assuré par le producteur, un membre de sa famille ou éventuellement un salarié.

  • La vente sur les marchés : il existe plusieurs types de marchés : les marchés locaux, les marchés à la ferme et les marchés de producteurs.

  • La vente en bordure de route : présenté sur un étal ou dans un véhicule, cette activité peut être conduite de manière occasionnelle ou régulière sur le même lieu. L’activité a souvent lieu en bordure de route ou près des zones commerciales.

  • La cueillette à la ferme : elle permet aux consommateurs de ramasser eux-mêmes leurs légumes, fruits ou encore fleurs sur l’exploitation.

  • La vente en distributeur automatique : l’agriculteur met à disposition du client ses produits en libre service tous les jours et à toute heure. Ce distributeur peut accueillir tous types de produits fermiers car plusieurs modèles de distributeur contiennent un système de réfrigération. L’emplacement de celui-ci doit être stratégique afin d’écouler les produits.

  • La vente à distance : il existe des sites marchands permettant aux consommateurs d’acheter des produits en ligne. La mise à jour des informations sur le site Internet doit être régulière pour garder de l’attractivité.

  • Les points de ventes collectifs : c’est un lieu ou les agriculteurs s’organisent pour vendre en direct leurs produits aux consommateurs. Ils assurent la vente à tour de rôle. Ce mode de vente nécessite une étude de marché étant donné que la demande du consommateur est forte.

  • La vente en panier : ce mode de vente consiste à livrer une gamme de produits frais locaux et de saison un jour dans la semaine. Ce mode de vente est une initiative des producteurs.

  • La vente en comité d’entreprise : Ce mode de vente consiste à vendre et livrer les produits aux organisations du personnel d’entreprise, exemple : commandes groupées.

  • La vente en tournée : cela consiste à vendre ses produits au domicile des clients. La vente se fait par des passages réguliers auprès d’une clientèle connue. 

  • Autre : commerce de proximité, grande distribution, restauration hors domicile (restauration collective telle que cantines, restaurants d'entreprise ou restauration traditionnelle en approvisionnement direct).

 

Faire le choix de son mode de vente

 

Etape 1 : Faire le point sur la situation actuelle

–  Quelles sont mes satisfactions, mes difficultés et mes contraintes ?

–  Quelles sont mes connaissances et mes savoir-faire dans ce domaine ?

–  Dois-je suivre des formations pour acquérir des compétences ?

Etape 2 : Clarifier ses objectifs

–  Quelles sont mes motivations pour me lancer dans cette activité ?

–  Quelles sont mes attentes en termes de revenus ?

–  Quel temps de travail devrais-je consacrer à cette activité et à ma vie personnelle?

Etape 3 : Analyser le contexte du territoire

–  Déterminer les caractéristiques de mon territoire (accès routiers, lieux touristiques, etc.)

–  Quels sont les réseaux agricoles ?

Etape 4 : Etudier le marché

–  Quelles sont les tendances de consommation ? En quoi mon produit va-t-il plaire aux consommateurs ? Quelle demande ?

–  Quelles sont mes concurrents ? Quelles places ont-ils ?

–  Quels sont les débouchés de mon secteur ?

Etape 5 : Bâtir le projet

–  Ma production est-elle suffisante pour en consacrer une partie ou la totalité à la vente directe ?

–  Ou vais-je installer mon local de vente ?

–  Ai-je les ressources humaines et financières pour me lancer ?

–  Comment vais-je financer mon projet ?

–  Quelle rentabilité pourrais-je dégager de cette activité ?

Etape 6 : Prendre sa décision

–  Le projet répond-il à mes attentes initiales ?

–  Quels sont les risques ? les points forts au niveau de la commercialisation, de la charge de travail, de la rentabilité, etc.

 

Attention à la réglementation :

Réglementation sanitaire (respect de la chaîne du froid, agrément en fonction du circuit choisi, …) ; réglementation commerciale (affichage des prix, conditions générales de vente, étiquetage, … ; réglementation liée aux établissements recevant du public (accessibilité, sécurité, ...)...

 

 

 

Les démarches pour déclarer son circuit

  • Déclarer son activité à la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) (pour tous produits alimentaires transformés, y compris les produits végétaux transformés), avec le Cerfa n°13984.

  • Prévenir le Centre de Formalité des Entreprises (CFE ) de son département pour déclarer la création de son entreprise.

  • Obligations en fonction des circuits de commercialisation : les circuits de commercialisation peuvent déterminer le statut sanitaire de l’atelier. Selon le cas de ces statuts, les démarches seront variables.

  • La remise directe : le producteur vend l’intégralité de ses produits au consommateur final. Il n’y a ni limitation en terme de distance, ni limitation en quantité.

  • La dérogation à l’obligation d’agrément : le producteur vend une quantité limitée de sa production aux commerces de détail, sur un territoire limité (distance de 80 km) ; ou bien le producteur vend la totalité de sa production qui est de faible quantité, aux commerces de détail, sur un territoire limité (80 km).

  • L’agrément européen : le producteur vend en direct ou à des commerces de détail. Il n’y a ni limitation de distance, ni limitation en quantité.

Un producteur ou un intermédiaire qui souhaite vendre des produits sur un marché de détail doit :

prendre contact avec la mairie et le placier dont dépend le marché (ils fourniront l’ensemble des informations relatives aux démarches à effectuer) et se déclarer à la préfecture (déclaration d’installation. 

Le titulaire d’un emplacement dans un marché de détail doit se conformer à l’ensemble des règles figurant dans le règlement du marché qui définissent le fonctionnement général du marché (horaires, règles de propreté, métrage, paiement des places, etc...).

 

Les atouts :

  • mieux connaître ses clients et établir une relation

  • meilleure maîtrise du circuit de distribution

  • rétablir la cohésion entre les acteurs (producteurs et consommateurs)

  • meilleure traçabilité des produits

  • soutien de l’économie locale


Tendance chez les consommateurs :
Aujourd’hui, une nouvelle tendance se développe chez les consommateurs : le locavore. Cette expression est définit comme une personne consciente des dérives de notre société de consommation et de nos industries agro-alimentaires et qui décide de s’alimenter autrement. Il est vrai que la hausse du prix des denrées alimentaires, la fluctuation des marchés, l’envie de polluer moins et de préserver l’environnement jouent en faveur du « manger local ». 

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