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Vente directe & circuits courts, du producteur au consommateur

16/02/2017

Alors que certains mettent en place un système de circuit-court pour favoriser ce qu'on appelle le "mieux manger" et afin de réduire le nombre d'intermédiaires, d'autres se lancent dans la vente directe . Pourquoi favorisent-ils ce type de commerce ? Comment se lancer dans ce nouveau projet ? 

 

 

Le principe 

 

Le circuit court est un mode de commercialisation des produits exercé entre le producteur et le consommateur avec un seul intermédiaire entre les deux (restaurants, magasins (détaillant/GMS), coopératives ou associations, internet, etc.).

La vente directe permet au producteur de mener son activité en toute indépendance en fixant le prix souhaité. Il n’y a donc aucun intermédiaire : point de vente à la ferme ; vente sur les marchés ; vente en bordure de route ; cueillette à la ferme ; vente en distributeur automatique ; vente à distance (site internet marchand) ; points de ventes collectifs ; vente en panier ; vente en comité d’entreprise ; vente en tournée…

 

Comment mettre en place mon projet ? 

 

Etape 1 : Faire le point sur la situation actuelle
• Quelles sont mes satisfactions, mes difficultés et mes contraintes ?
• Quelles sont mes connaissances et mes savoir-faire dans ce domaine ?
• Dois-je suivre des formations pour acquérir des compétences ?


Etape 2 : Clarifier ses objectifs
• Quelles sont mes motivations pour me lancer dans cette activité ?
• Quelles sont mes attentes en termes de revenus ?
• Quel temps de travail devrais-je consacrer à cette activité et à ma vie personnelle ?


Etape 3 : Analyser le contexte du territoire
• Déterminer les caractéristiques de mon territoire (accès routiers, lieux touristiques...) 

• Quels sont les réseaux agricoles ?

Etape 4 : Etudier le marché
• Quelles sont les tendances de consommation ? En quoi mon produit va-t-il plaire aux consommateurs ? Quelle demande ?
• Qui sont mes concurrents ? Quelle place ont-ils ?
• Quels sont les débouchés de mon secteur ?


Etape 5 : Bâtir le projet
• Ma production est-elle suffisante pour en consacrer une partie ou la totalité à la vente directe ?
• Où vais-je installer mon local de vente ?
• Ai-je les ressources humaines et financières pour me lancer ?
• Comment vais-je financer mon projet ?
• Quelle rentabilité pourrais-je dégager de cette activité ?


Etape 6 : Prendre sa décision
• Le projet répond-il à mes attentes initiales ?
• Quels sont les risques et les points forts au niveau de la commercialisation, de la charge de travail, de la rentabilité, etc.

 

Les obligations réglementaires

 

Règles d’hygiène : traçabilité ; procédures en cas de risque pour la santé publique information des services de contrôle. L’entreprise est responsable en cas de risques biologiques envers les salariés et les tiers (clientèles) du fait de son activité. Elle est également responsable des produits émis sur le marché. De par cette responsabilité est induit plusieurs obligations : l’information des allergènes notamment et le conseil au consommateur sur l’étiquette ; la sécurité envers les risques de contamination et sanitaire ; la garantie des vices cachés ; le suivi et l’adoption des mesures nécessaires ; l’information du public en cas d’apparition d’un danger après la mise sur le marché du produit ; le retrait et le rappel du produit à risque.


Règles de vente : étiquetage de la nature du produit, origine, prix (et pour certains produits la catégorie) ; contrôle des instruments (balances) ; remise d’une note.


Règles concernant la signalisation publicitaire (installation de panneaux publicitaires gérée par la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM)).


Règles concernant les Etablissements Recevant du Public (ERP) : accessibilité et sécurité

 

Déclaration de l’activité de vente directe et conséquences fiscales

 

La vente directe de produits agricoles doit être déclarée en mairie et au fisc. Elle dépend du CFE (centre de formalités des entreprises) de la chambre d’agriculture. La vente directe est considéré comme un prolongement du système de production agricole, à condition de commercialiser les produits issus de l’exploitation. Ce mode de commercialisation ne requiert pas l’inscription au registre du commerce et des sociétés. Toutefois, si l’exploitant achète des produits extérieurs à l’exploitation pour revendre directement ou l’incorporer dans des produits transformés, il devra se soumettre aux statuts de commerçant ou d’artisan (sauf si les approvisionnements extérieurs sont considérés comme « accessoires »).


Au niveau fiscal et dans le cadre de l’impôt sur le revenu, les recettes issues de la vente directe des produits agricoles sont rattachées aux recettes agricoles. Certains producteurs complètent leur activité de vente directe en proposant des produits ou des matières ne provenant pas de leur exploitation. La structure agricole réalise alors une activité dite accessoire non plus agricole mais commerciale. Dans la mesure où le chiffre d’affaires de ces recettes accessoires n’excède pas 30% du chiffres d’affaires TTC agricole, ni 50 000€ TTC, les recettes restent attachées au régime agricole. Toutefois, Si l’exploitant dépasse l’un de ces seuils, les activités devront être scindées et une structure commerciale devra être créée. Cette tolérance n’est applicable qu’aux exploitants agricoles en individuel.

 

 

 

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